Baal (Planète)
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"Baal" est une planète située dans le quadrant nord-est de l'Ultima Segmentum. C'est une planète vassale de l'Adeptus Astartes, le siège unique de la légion, puis du chapitre des Blood Angels.
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| Carte Stellaire | Données Générales | Image de la planète | |
|---|---|---|---|
| - Baal - | |||
| Segmentum : | Ultima Segmentum | ||
| Secteur : | Inconnu | ||
| Sous-secteur : | Inconnu | ||
| Système : | Système Baal | ||
| Population : | 122,000 | ||
| Affiliation : | Imperium | ||
| Classe : | Monde Sauvage / Monde de l'Astartes | ||
| Grade de la Dîme : | Aptus Non | ||
Description générale
Les "trois" Baal
Les cartographes impériaux ont recensé le monde d'origine des Blood Angels sur une planète entourée par deux satellites portant son nom : Baal Prime et Baal Secundus. A eux trois, ils forment le "monde de Baal", habité par des hommes depuis le haut Moyen-Âge Technologique3.
Géographie et climat
Baal est un monde désolé et peu propice à la vie. Ses paysages sont formés de déserts traversés de vents radioactifs (une radioactivité présente essentiellement sur les lunes). On ne trouve ni océan ni mer sur ces mondes, seulement quelques lacs résiduels aux couleurs multiples et huileuses, empoisonnés par les secrets d'une chimie perdue dans les âges. La "Mer de cristal" sur "Baal Prime" est une autre anomalie frappante: cette grande plaine est couverte d'une surface lisse de silice fondue et pétrifiée par des armes antiques interdites.
Les tempêtes sur Baal Secundus sont un des éléments majeurs rythmant la vie des baalites. Ce sont de véritables cyclones sortis des enfers; leurs vents soufflent à plusieurs milliers de km/h et sont capables d'emporter de gros rochers. Le tout est accompagné de foudre dont la puissance peut briser des montagnes et ravager la terre de cicatrices. Les pluies acides dissolvent les armures et dévorent la chair. Il existe aussi des blizzards chimiques faits de flocons de couleurs multiples, renfermant dans leur beauté des neurotoxines anciennes et mortelles : elles peuvent dissoudre les tissus nerveux et consumer un homme dans une agonie incandescente, lorsqu'il ne devient pas victime d'hallucinations étranges qui, dans le cas de psykers potentiels, ouvrent leurs esprits aux pouvoirs sombres des démons.
Les puits sont empoisonnés et de grands territoires aux frontières invisibles sont irradiés, le seul avertissement d'une mort proche étant une lueur étrange dans le ciel nocturne ou le cliquetis d'une amulette rad-alert4-p.39.
Peuplement
Des populations rares, organisées en tribus d'un niveau technologique assez primitif, tentent de survivre au gré des vents et pluies radioactifs, pour des décombres et des abris également disputés par des tribus de mutants cannibales en nombre bien supérieurs, et autrefois humains eux aussi. La tribu des "Sang Pur"7, dont est issu le primarque des Blood Angels, est un exemple typique de ces "survivants". C'est un groupe d'individus misérables et sans croyances, se battant pour une survie quotidienne fait de récupérations, vivant au milieu des ruines d'une civilisation anéantie, parmi les cendres irradiées de leur monde sur Baal Secundus. Les niveaux de radiation présents sur cette lune peuvent flétrir un organisme humain sans protections en quelques secondes.
Les tribus dites encore "saines" exécutent sans pitié tout porteur de mutation pour éviter tout risque de contamination et dans un effort désespéré pour conserver leur humanité. Ces tribus n'ont aucune culture écrite, seulement orale, mais ont accès à des équipements d'une technologie perdue, issue de récupération ou de trocs. Un certain nombre de formes de vie ont survécu, essentiellement insectoïdes ou bactériologiques, à l'exemple des "Scorpions de Feu" ou du "Thirstwater"1.
Le passé de Baal
Un Paradis perdu
Ce monde où la vie est maudite cache une autre vérité. Des équipes d'investigation munis de protections antiradiations de pointe ont exploré et étudié les lunes de Baal en détail. Caché sous l'épaisse croûte noircie de sa surface, les chercheurs impériaux ont découvert une mine d'informations qui contredisent les schémas originaux du Census Imperialis. Il est apparu que Baal elle-même a toujours été un monde couvert de déserts d'un rouge cuivré. Mais ses lunes ont été à une époque très ancienne de véritables paradis pour les êtres humains, et possédaient une atmosphère respirable comparable à celle de l'antique Terra. Certaines ruines fouillées montrent que des peuples s'y sont concentrés et que leur art et leur science étaient si développés qu'ils n'avaient plus à se préoccuper ni de survie ni de guerres, et commencèrent même à coloniser la surface de Baal elle-même. En effet, sa surface laisse encore apparaître un certain nombre de ruines, des monuments incroyables qui n'ont pu être bâtis qu'avec des talents très avancés pour avoir résister tant d'éons avant de parvenir jusqu'à nous. Il apparaît ainsi que les habitants de Baal ont autrefois consacré leur temps à l'édification de monuments gigantesques, sculptant les montagnes elles-mêmes à l'image de leurs dirigeants ou de leurs dieux. Jusqu'à présent, seul l'Imperium avait été capable de bâtir une telle image de la vie à travers son architecture1.
Ténèbres
Ce qui a pu transformer ce paradis en enfer reste encore aujourd'hui sans explications, et est l'une des plus grandes sources de consternation pour les historiens impériaux. Ce qui est certain est que le cataclysme et les événements sans noms qui ont changé à jamais la surface de Baal ont eu lieu à la fin du Moyen-Âge Technologique, durant l'Ère des Luttes. Les lunes de Baal ont souffert de manière terrifiante. Des preuves de l'utilisation d'armes interdites anciennes, nucléaires et virales, ont été retrouvées, expliquant le niveau de radioactivité extrêmement élevé présent sur les deux lunes. Leurs strates géologiques contiennent des plaines entières de verre vitrifié ainsi que les restes d'immenses déserts pollués. Ce qui fut un jour de vastes océans devint des lacs empoisonnés de vase toxique, à présent recouverts d'une poussière blanchâtre. Les peuples des lunes sont morts par millions. D'une manière ou d'une autre, l'humanité survécut, mais se transforma en charognards, rongeant le squelette de leur propre civilisation autrefois si brillante. Sans combinaison de protection antiradiation, beaucoup ont dû périr dans le silence, affaiblis et rendus malades par les modifications radicales dans l'écosystème entier. Les érudits impériaux supposent que dans les temps sombres qui ont suivi cet effondrement incroyable, un certain nombre ne put survivre qu'en se tournant vers le cannibalisme1.
Formation des tribus
L'irradiation de l'atmosphère fut irrémédiable. Avec le temps, les toxines chimiques et radioactives accumulées dans les corps des survivants les vouèrent à la dégénérescence et à la mutation, se tordant en de trainantes parodies de leurs glorieux ancêtres. La désintégration de toute société humaine peut être entrevue au travers des peintures murales retrouvées dans les Cavernes de Lasco sur Baal Prime : des images de mutants grotesques et d'hommes déments massacrant les membres encore saints de leur peuple. Ces images peintes sur ces murs desséchés le furent avec un sang ancien. D'après l'épigraphie retrouvée sur Baal, certains parvinrent contre toute attente à résister et à préserver leur humanité intacte, dans leur corps et dans leur conduite, formant des tribus comme celle qui retrouva bien plus tard Sanguinius. Mais ils demeurèrent une minorité assiégée par les éléments, traquée par les mutants, alors qu'une culture sauvage s'élevait lentement des ruines de la civilisation de leurs anciens. Finalement, la seule unité sociale qui survécut fut la tribu. A la fois pour les humains et ceux qui s'étaient tournés vers le cannibalisme, le seul repère solide devint celui de la Parenté et du Sang.
Les peuples de Baal devinrent des nomades, errant de refuge en refuge, fouillant les ruines, luttant pour préserver un butin péniblement rassemblé. Ces tribus sont en guerre constante, tissant des alliances constamment modifiées. Ceux trop lents ou trop faibles étaient condamnés. Là où les lunes jumelles de Baal avaient presque abrité le Paradis, s'avançait maintenant l'Enfer1.
Pour les rares survivants encore sains de cette apocalypse, la vie ne signifiait plus qu'une lutte sans relâche pour l'existence. Longtemps l'humanité maudite de Baal sembla voué qu'à disparaître, et n'aurait laissé derrière elle qu'un désert sans fins dominé par les seules tribus de mutants vociférants. Qui peut alors imaginer ce que fut pour cette humanité mourante la puissance de l'espoir que suscita l'arrivée de l'Ange de l'Empereur, sur ces terres qui ne semblaient vouées qu'à incarner le désespoir de l'Ere des Luttes et ses pires blasphèmes? Il y a 10,000 ans de cela, sur le Mont Seraph, au lieu dit de la "Chute de l'Ange", une lumière frappa les ténèbres de Baal et apporta l'espoir dans le coeur des hommes, une lumière qui brille encore aujourd'hui à travers tout l'Imperium.
- Article détaillé : Sanguinius
Etat géopolitique actuel
Les peuples des lunes
Ceux du "Sang pur"
Après le départ de Sanguinius pour la Grande Croisade, puis l'Hérésie, les membres de la "Tribu du Sang"7 qui n'avaient pu être transformés en guerriers de l'Astartes furent laissés sur Baal avec le devoir sacré de maintenir le droit de naissance des humains sur Baal Secundus, afin d'assurer que des générations de futurs guerriers puissent être instruits de la signification de l'Imperium et de la vérité des dieux de l'humanité qui marcheront à nouveau parmi eux. C'est depuis ce temps que les Blood Angels prennent leurs recrues exclusivement sur les lunes de Baal. La "Tribu du Sang" organise régulièrement des jeux et tournois violents qui doivent permettre de sélectionner les futurs aspirants au Chapitre1.
Malgré les progrès accomplis lors de la présence du primarque sur Baal Secundus, les peuples de Baal sont restés au même niveau de technologie primitif, organisés en tribus nomades et guerrières dirigées par le "Conclave du Sang Pur", assemblée où se rassemblent les chefs des tribus épargnées par les mutations, lors d'événements importants ou au cours des épreuves qui désignent les futurs aspirants Blood Angels1.
Les Mutants
Les tribus de mutants-cannibales, qui avaient été repoussées du vivant de Sanguinius, n'ont pas été éradiquées. Ils peuplent encore les ruines des cités abattues durant l'Ere des Luttes où jadis ils furent des hommes, et où le taux de radioactivité est resté constant. Ils se battent contre ceux du "Sang pur" pour les rares ressources existantes, et représentent encore aujourd'hui la principale menace pour les tribus non contaminées de Baal4-p38.
Les "Intouchables"
Il semble qu'une caste distincte se soit taillé une place originale sur les mondes de Baal : les "Shunned Ones", dont les visages sont "masqués pour l'éternité". Ils sont les véritables habitants des cités mortes des lunes de Baal, et les seuls êtres à pouvoir en supporter le niveau particulièrement élevé de radioactivité. Ils possèdent des usines qui extraient des corps morts de leurs cités le matériel charriant le flot sans fin d'armes qu'ils marchandent autant aux hommes qu'aux mutants4-p38.
Baal, domaine Blood Angels
Forteresse-monastère
Après la redécouverte du primarque Sanguinius par l'Empereur, la Forteresse-Monastère de la IXème légion Astartes fut bâtie sur Baal elle-même. Les tribus humaines servirent dès lors au recrutement de la légion puis du chapitre Blood Angels; et proviennent uniquement des lunes de Baal. En effet, les Astartes sont les seuls résidents de la planète Baal1. La citadelle en elle-même n'a pas de nom, mais recouvre le sommet du Mont Galaspar.
- Article détaillé : Mont Galaspar
Forteresses satellites
Les Blood Angels ont amenagé un certain nombre de forteresses annexes réparties sur le sol de Baal, autant pour des raisons de place que stratégiques : afin de pouvoir minimiser les effets d'attaques éventuelles et ne pas concentrer le destin du chapitre en un endroit unique. Au nombre de ces annexes8-p.71 :
- La "Vitalis Citadel" : laboratoire de recherche médical. elle est situé dans la zone polaire nord de Baal, au milieu d'une étendue de glaces mélangée de rochers et de poussière mauve due aux tempêtes ravageant la surface de la planète: cette couleur témoigne de la nature riche en minerais de son sol ainsi que de son climat tourmenté8-p.71 .
- Le "Sangre" : Musée des reliques sacrées du chapitre; il est situé dans l'hémisphère sud8-p.71.
- La "Regio Quinquaginta-Unus" : Grands laboratoires et fabriques des Techmarines du chapitre8-p.71.
Culte de Sanguinius
Baal est aussi le centre historique du Culte de Sanguinius, qui s'est répandu à travers les peuples de l'Imperium après l'Hérésie d'Horus, en même temps que le culte de l'Empereur et l'Ecclésiarchie, en faisant l'objet de pèlerinages [Quelle Source ?]. L'iconographie de ce culte s'est incluse dans celle du culte impérial et figure l'œuvre et des idéaux qu'incarna le Primarque de son vivant pour ses contemporains. Il est dirigé par le collège des Prêtres Sanguiniens, des Astartes du chapitre des Blood Angels, mais semble être également lié à la "Tribu du Sang"7 d'où le Primarque est issu. Un grand nombre de récits issus des traditions orales remontant du vivant de Sanguinus sont collectés encore par les Archivistes du Chapitre1-p.30.
- Article détaillé : Culte de Sanguinius
Toponymes connus
- Baal Prime: Première lune7-p.10
- Baal Secundus: Seconde lune7-p.10
- Le "Mont Galaspar" : Montagne sur laquelle trône la forteresse-monastère des Blood Angels4-p.39
- Les "Montagnes du Calice" : Chaîne de montagnes volcaniques inerte6b-p.609
- Le "Great Chasm Rift" : Ligne de faille géologique au nord de la Forteresse-monastère6b-p.615
Sources
- 1: Index Astartes II: Angels of Death - The Blood Angels Space Marine Chapter; pp. 30-37, 59
- 2: Site internet officiel de Games Workshop: "Historique des Blood Angels"
- 3: Codex: Space Marines (4th Edition); pp. 28, 40-46, 94, 40
- 4: Warhammer 40K (2nd Edition)- Wargear (1993); pp. 38-39
- 5: Dark Heresy: Adeptus Astartes; pp. 35-36
- 6: The Blood Angels Omnibus (Roman), de James Swallow
- 6a: Deus Encarmine; pp. 156-157
- 6b: Appendix Angelus; p. 609, 615
- 7: Codex: Blood Angels (5ème édition): "La planète des Blood Angels"; p. 10
- 8: Red Fury (Roman), de James Swallow; pp. 70-77